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lundi 9 mars 2020

Les différentes positions du malade (cours)

Les différentes positions du malade

Introduction : 
           
Les différents matelas et coussins ne doivent pas dispenser des soins de réduction du temps d'appui par mobilisation régulière du patient.  Un changement de position à intervalle régulier est nécessaire pour prévenir certaines complications du décubitus, tout en évitant les forces de cisaillement (Forces de glissement, et de frottement lors des manipulations).
1.    Objectifs des soins :
·       Prévenir l’apparition, d’attitude vicieuse, de chutes.
·       Assurer le confort de la personne soignée et sa sécurité.
·       Prévenir les complications du décubitus (infection pulmonaire, stase veineuse constipation, escarre…)
·       Rechercher une position antalgique.
2.    Planifications des changements de position :

Il existe une relation entre l'intensité de la pression et le temps d'application nécessaire pour produire une escarre. Ainsi quelques heures passée sur un plan dure suffisent à "fabriquer" une escarre alors qu’il «faudra" plusieurs heures sur un matelas de prévention de qualité.
Les rythmes habituellement énoncés sont :

  • Malades à risque faible Norton 15 : les malades qui bougent spontanément n’ont pas besoin d’être positionnés.
  • Malades à risque élevé Norton entre 12 et 14 : changement toutes les 3 heures le jour avec possibilité d'une période de repos de 4 à 6 heures la nuit. Si l'état du malade se modifie, refaire un score de Norton.
  • Malades à risque très élevé Norton 11 : changement toutes les 2 heures le jour et toutes les 3 heures la nuit. Souvent le malade n'est à très haut risque qu'à l'occasion d'un épisode aigu. Il faut dans ce cas refaire un score de Norton plusieurs Fois, Dès que le malade s'améliore les changements de positions peuvent être espacés.
  • un malade installé sur un lit anti escarre bien adapté (matelas à eau, matelas alternating) n'a pas besoin d'être changé régulièrement de position. Les pressions exercées au niveau de ces zones d'appui sur ce type de support sont trop faibles pour qu'elles puissent obturer les vaisseaux et produire une escarre.

  1. Critères de qualité : Une position peut être considérée comme « bonne » lorsqu’elle est :

  • Confortable
  • Sécurisante
  •  Non douloureuse pour le patient
  • Doit être tolérable dans la durée.

4.    Description des postures dans le dossier de soin (transmissions/observations) ;

  • Décrire de façon détaillée la façon d'installer le malade
  • Tenir compte des particularités anatomiques, fonctionnelles et psychologiques du malade dans le choix des positions (rhumatismes déformants, hémiplégie, ...)
  • veiller toujours à ne garder que des positions confortables et noter les postures douloureuses
  • ne pas oublier de prévenir systématiquement les rétractions musculotendineuses

  1. Les différentes positions : L'installation d'une personne dans son lit ou dans un fauteuil est avant tout conditionnée par son état physique et psychologique :

  1. Le décubitus ventral :
La position de décubitus ventrale est très peu utilisée, permet de procurer un confort au patient en
Reposant les muscles du dos, mais elle n'est pas une position très confortable ou possible chez la personne âgée ou inconsciente (Problèmes respiratoires et cardiaques).


  1. Décubitus dorsal :
Le décubitus dorsal est une position de repos fréquente. Elle expose le sacrum et les talons. C'est habituellement dans cette position que surviennent les escarres si elle est trop prolongée.

Nb : Attention à la sonde urinaire qui doit être sur la cuisse.




  1. Position latérale en faux “décubitus latéral” droit et gauche à 30° :

  Cette position est la meilleure posture pour prévenir les escarres et procure un confort pour le malade, elle met en décharge le sacrum et n'expose pas les trochanters ou les ischions.
Les malléoles, les faces latérales des pieds et des talons sont exposées mais une simple prévention est possible à ce niveau (mousse, coussins).

Le décubitus latéral strict est interdit car il existe un risque d’escarre du trochanter avec une atteinte infectieuse ostéo articulaire.




  1. Position demi-assise à 30° et assise à 90° au lit :
La position demi - assise est très fréquente chez des malades alimentés par sonde naso gastrique et chez les insuffisants cardiaques ou respiratoires dans les services de gériatrie, pneumologie et cardiologie. 
La première position assise retrouvée par le patient durant son hospitalisation est celle au lit.  (Si le lit le permet, le mieux est de relever la tête du lit, ou de mettre des coussins dans le dos).
Ces positions peuvent t êtres très dangereuse car elles cumulent le risque lié à la pression et celui lié au cisaillement aussi bien au niveau des talons que du sacrum. Le malade à tendance à "glisser" dans son lit.


e.     Position de Trendelenburg :

Le patient est en position allongée déclive, utiliser chez les malades qui présentent des malaises et de l’hypotension, allongée sur une table inclinable, ses membres inférieurs sont plus hauts que sa tête.

 

f.      La position assise :


Après une longue période d’alitement, il est important d’installer le patient en position assise rapidement, Cette position permet d’une part d’éviter des complications (escarres…) et d’autre part de dynamiser le patient. Elle permet aussi d’améliorer le contact avec l’environnement, optimise l’autonomie du patient afin d’accomplir plus aisément ses activités quotidiennes, comme s’alimenter, faire ses soins personnels, se divertir…
La position assise qu’elle soit au fauteuil de chambre ou en fauteuil roulant est très intéressante Car les appuis ne se font ni sur le sacrum, ni sur les talons, si le malade est correctement positionné. L’utilisation d'un coussin est indispensable chez les malades à risque afin de protéger les ischions et le coccyx où Les pressions sont très importantes.
Caractéristiques d’une posture assise :
·       La tête est dressée.
·       La colonne vertébrale est droite et ses courbes naturelles sont maintenues.
·       Les épaules sont à la même hauteur.
·       Les bras sont appuyés.
·       Les hanches sont fléchies à un angle de 90° (éviter les pressions derrière les genoux).
·       Le poids du corps est réparti uniformément sur les deux fesses, il est centré et bien à l’arrière
 du fauteuil.
·       Les pieds reposent à plat sur le sol (ou sur le cale-pieds, le cale-pieds est réglé de façon à ce que l’angle entre les hanches et les genoux fasse 90° et qu’il n’y ait aucune compression au niveau des cuisses).
6.     Incidents-accidents complications :
·       Chute du patient lié à une mauvaise installation, ou une surveillance insuffisante
·       Escarre liée à une fréquence de mobilisation trop longue
·       Gène respiratoire chez les patients atteints de maladies cardiaques et respiratoires liée à une position inadéquate.
·       Luxation de prothèse de hanche liée au non respect des consignes de mobilisation.
·       Apparition de déformation liée à une installation inadéquate.
7.     Eléments de surveillance :
·       Alignement corporelle
·       Maintien de la position
·       Respect de la planification des mobilisations prévues.
·       Etat de la peau au niveau des points de pression
·       Tolérance du patient à l’effort : essoufflement, tachycardie, fatigue, douleur, malaise…
·       Equinisme des pieds
·       Refroidissement.
8.     Information –éducation :

·       Informer le patient de l’utilité des changements de position, et les risques liés à une immobilisation prolongée
·       L’encourager à participer pendant le soin et le rassurer
·       L’encourager à effectuer seule des changements de positions.
·       Indiquer au patient les mouvements à réaliser et leur chronologie
9.     Protection du soignant :

Afin d’éviter les lombalgies : appliquer les règles ergonomiques pour chaque installation ou mobilisation du patient, répartition du poids du corps sur les deux jambes, utiliser des aides techniques (lit à hauteur variable, lève malade), mobiliser les malades avec une aide. 

mercredi 18 septembre 2019

Les glandes parathyroïdes

Module : anatomie physiologie
Chapitre : les glandes endocrines
Cour : Les glandes parathyroïdes

Les glandes parathyroïdes
Plan
I. Définitions 
II. Anatomie des glandes parathyroïdes
III. Physiologie des glandes parathyroïdes
A. Les hormones des glandes parathyroïdes
B. Action des hormones parathyroïdiennes
C. Connexion des glandes parathyroïdes

I. Définitions :
• Glande endocrine située en arrière de la thyroïde, à la hauteur du cou, et assurant la synthèse de la parathormone.
II. Anatomie des glandes parathyroïdes
   Les glandes parathyroïdes sont de petites glandes au nombre de 4, situées deux par deux à la face postérieure des lobes latéraux du corps thyroïde.


III. Physiologie des parathyroïdes
A. L' hormone parathyroïdiennes
• Elle porte le nom de parathormone. PTH
B. Action des hormones parathyroïdiennes
• Parathormone PTH assure la régulation du métabolisme du calcium et du phosphore et tous les troubles engendrés par la parathyroïdectomie et l'hyperparathyroïdie.
Elle entraîne une hypercalcémie et une hypophosphorémie.

1) L'hypoparathyroïdie (La parathyroïdectomie)
a. Quand la parathyroïdectomie est totale, elle  entraîne une tétanie aigüe, caractérisée par des accès convulsifs généralisés, des contractures musculaires et une évolution rapide vers la mort par arrêt respiratoire.
b. Quand la parathyroïdectomie est partielle, elle entraîne une tétanie fruste, qui se traduit par des contractures musculaires, des accès convulsifs, une hyperexcitabilité neuromusculaire et des troubles du métabolisme (hypocalcémie, hyperphosphorémie, hypocalciurie, hypophosphaturie).
2) L'hyperparathyroïdie
    L'hyperparathyroïdie correspond à la maladie de Recklinghausen qui entraîne :
• Des troubles rénaux : apparition de calculs.
• Des troubles biologiques : hypercalcémie, hypercalciurie, hypophosphorémie.
• Troubles digestifs (ulcères gastro-duodénaux).
• Troubles musculaires (hypotonie musculaire).
• Hypertension.
C. Connexions des glandes parathyroïdes
• La sécrétion parthyroïdienne est réglée uniquement par le taux de calcémie dans le sang irriguant les parathyroïdes.
• Toute baisse stimule la sécrétion hormonale, toute hausse la freine.

mercredi 4 septembre 2019

Anthropologie ( L’histoire de l’homme )

Anthropologie ( L’histoire de l’homme )
I- Définition
Dans l’anthropologie on retrouve logos mot grec qui signifie :
- Savoir
- Langue
- Science
L’anthropologie est l’étude des caractéristiques anatomiques, biologiques, culturelles et sociales des être humains.

II- Objet :
L’objet général de l’anthropologie est de faire  de l’homme et de toutes les dimensions de la vie humaine.
L’objet pour savoir positif.

III- concept anthropologique et les autres sciences 
Cette science est divisée en deux branches principales
-l’anthropologie physique : qui étude l’évolution biologique, physiologique de l’homme.
L’anthropologie social et culturelle : qui étude la vie des sociétés humaines, présente et passer, l’évolution de leur langue, des croyances et des pratique sociales.

IV- l’évolution de la vie de l’homme dans les dimension biologique, physiologique et sociologique 
L’anthropologie est une spécialité des sciences social qui étude l’origine des être humaine et leur développement a partir des caractéristiques biologiques, social, culturel, linguistiques propre aux différant population humain afin de connaitre, de décrire et d’expliquer les différents aspects de l’évolution de l’espace humaine ainsi que facilite certain changement technologique, économique, culturel et social.
La dimension biologique regroupe tout ce que l’homme manifeste comme corporel. Elle reprend tout ce que donne par l’anatomie, la physiologie  et la biologie.
La dimension psychologique ou psychique recouvre tout ce qui est de fonctionnement psychique de la personne. Elle reprend tout ce qui est donne par psychologie, psychanalyse et la psychopathologie.
La dimension socioculturelle qui est en rapport avec la socialisation de la Person au sien du genre humain.
Elle reprend ce que est issue de la sociologie, de l’ethnologie et de la psychologie social.
Le concept des trois dimensions est utilisé par les soins infirmier dans une perspective systémique.
Un système : est objet qui regroupe défirent sous système, les propriétés de système sont défirent des propriétés de chaque élément du system prés séparément, ainsi l’homme ne peut être réduit l’un de ses domaines (dimensions) biologique, psychologique et social.
L’homme en tant que système est régie par un équilibre entre ses éléments les dimensions sont interdépendantes et aucune ne peut prise en compte on faisant abstraction des aux autre 
Les trois dimensions peuvent être représente par un schéma : 


Anthropologie a l’hôpital 
L’anthropologie hospitalier s’inscrite depuis quelque décade dans ce qu’il est convenu d’appeler   la humanisation, la proche global de patient et le droit de malade.
Le patient hospitalisé n’est seulement une malade il est avant tout un malade avec des droit et devoir, et l’établissement de la sante doit respecter les croyances et les conventions des personne accueillies.
La proche global de patient repose sur l’idée qui celui a un corps, une histoire, appartenances, des valeurs et des croyances qui détermine ca sensibilité et par conséquent son rapport au corps a la maladie et à la mort.
Un environnement  de travail institutionnel induit des identités et des organisations particulières des soins.
Adopter en approche anthropologique des soins constituer à s’interroger sur la culture des professionnel de la sante et de la maladie 
Un des objectif de la démarche anthropologique à l’hôpital est de permettre au professionnel de la sante de comprendre comment il pauvre se trouver pris dans système d’appartenance qui détermine les normes et les valeurs.    

5- Culture et phénomène cultural
Au plan individuel : la culture est l’ensemble des connaissances acquises, l’instruction, le savoir de l’être humain.
Au plan collectif : la culture représente l’ensemble des structures sociales, religieuses et les comportements collectifs qui caractérisent les sociétés.
La culture comprend trois grands groups de manifestations : l’art, langue, la technique.
La culture se définis comme un ensemble de connaissances de la nature, des comportements et de monde environnement elle comprend ainsi tout ce qui est considère comme acquisition de l’espace.
Les phénomènes culturels 
I- la diversité culturelle 
Culture dominant : model culturel qui s’impose a l’ensemble d’une société
Contre culture : au sien d’une société la contre culture est la manifestation de la culture d’un group que rejet le system de valeur de la culture dominante
Domination culturelle : il y’a domination culturel lorsque une culture s’impose a une autre volontairement.
Acculturation : c’est la destruction de la culture traditionnelle d’un groupe du fait d’un contacte prolonge avec une autre culture.
Choc culturel : il y’a choc culturel lorsque deux culture différents se rencontrent et que la différence de system de  valeurs en présence entrain au traumatisme, une incompréhension ou un bouleversement pour les individus qui est sont confrontes.
Déracinement culturelle : c’est le fait pour un individu  de ne plus savoir a quelle culture se rattacher. 
Ethnocentrisme : 
a) l’ethnie : est un group humain possédions des caractéristiques biologique et morphologique liées a des ancêtres commun .
b) ethnocentrisme : c’est le fait de juger les sociétés a travers son propre system de valeur a attitude constitution a considéré sa culture comme la meilleure et comme supérieure aux autres .
Identité culturelle : c’est le fait pour un individu d’appartenir a une culture bien déterminer.
II- Les principales fonctions de la culture 
- elle permettre a l’individu de s’adapter.
- elle prévoir  les comportements d’autrui (les comportements individuels).
- elle permettre la communication entre les individus (apprentissage des langues).
- elle favorise certains types de biens affectifs entre les individus (solidarité affective).

6- l’inné et l’acquis
a) l’inné : ce sont les aptitudes, qualité que nous possédons naturellement a la naissance, il s’agit d’un comportement qui se retrouve chez tout les individus d’une même espace, comportement déterminer génétiquement et ne nécessitant pas apprentissage préalable.
b) L’acquis : a l’inverse, il s’agit d’un comportement secondairement construit a partir d’information, d’expérience et d’un apprentissage. ce comportement et on magasine dans la mise noir individuel de l’individu et ne concerne que lui. la parte acquis est le résultat de l’expérience de l’apprentissage individuel des comportements intelligents de raisonnement les reflexes conditions.

7- les mythes et croyances 
un mythes est un récit extraordinaire a caractère religieux et le plus souvent d’origine populaire dont l’action et les héros one une valeur symbolique.
Croyances : est le fait de tenir pour real l’existence de quelqu’un ou de quelque chose qui ne pas perceptible par l’expérience ou prévu par la science. la croyances résulte d’interaction entre les individus ou avec des textes dogmatique .
le dogmatisme est le caractère de doctrine qui présentent leur affirmation comme des vérités fondamentales , incontestables , sans esprit critique le plus souvent dans le domaine politique ou religieux (dogme) ces doctrine peuvent dans certain case être impose la force la croyance est un façon de pense qui permit d’affirme sans esprit critique , des vérité ou l’existence de chose au d’être sous ou fournir la pauvre et donc sois possible d’éprouver quelle sont fausse  
a) Croyances et religion
Les religions sont bâties sur un certain nombre de croyance et fonction grâce a des dogmes ou a des doctrines, le croyant y adhère .le croyance est celui qui a la fois, c'est-à-dire ce situe dans un état d’adhésion réfléchie et active est élément fondamentaux de sa religion.
b) Croyances et science 
La particularité d’une croyance et se ne pas être testée par l’individu qui est adhère car elle est d’emblée accepte come vérité, la science par contre, est bâtie sur l’expérience, le respect de la méthode scientifique.
c) Croyances et superstition 
La superstition est une attitude faisant  intervenir les croyances ou certain pratique ou fait observer on laisse  avec un certain déroulement de la venir, sans aucune prouve scientifique 

8- les mythes et croyances 
a) faire face à son destine : dans la vie la seul certitude qui est sure , c’est la mort  ,c’est seul évènement qui rassemble les riches et les pauvres ,blanc et noir , croyant ou non , ignorant ou intelligent .
Pour certain personne la mort arrive soudainement ou trop tôt, pour d’autre elle arrive après une lange période d’attendre.
En réalité la vie et la mort sont les deux faces même pièce de monnaie, elle est rarement sujette de réflexion ou de partage. 
b) humaniser la mort : le processus d’humanisation de la mort inclut :
- parler de la mort en commençant par la famille et l’école 
- vivre un état conscient de sa propre mort.
Participer à des expériences éducatives sur le sujet.
- regarder la mort en face.
- apprendre à nommer nos craintes et nos espoirs.
- partager avec les autre nos pensées et réactions au sujet l’agonie et de la mort.

9- les apports de l’anthropologie à l’hôpital.
Soigner, ce serait au mieux à prendre, à partager des savoirs, apprendre a travail avec les autre qu’il s’agisse de soignant, de soignes et leur proches, tout en sachant que leur urgence, leurs besoins, et leur priorité sans rarement les même.
Un environnement de travail institutionnel induit les identités et des organisations particulières de soins.
Adopter une approche anthropologique des soins consiste à s’interroger sur la culture des professionnels de la santé et de la maladie.

jeudi 8 août 2019

Cours d’asphyxie


L'asphyxie

Plan du cours
Introduction.
1-Définition.
2 Causes.
3-Les gestes d’urgence.
4-Cas particuliers.
5-Position Latérale de Sécurité.
6-Technique du PLS.
 Définition
*L’asphyxie est l’arrêt de la respiration.
*On ne peut vivre que quelques minutes sans oxygène c’set pourquoi il faut savoir :
-Reconnaitre une asphyxie.
-Faire les gestes d’urgence avec rapidité et compétence.
-Faire ou éviter tel geste dans tel cas particulier.       
  Causes
  • L’air n’arrive plus aux poumons.
  • L’air qui arrive aux poumons ne contient plus d’oxygène.
  • L’air qui arrive aux poumons contient des produits toxiques.
La circulation cesse par arrêt du cœur
Les gestes d’urgence
  • Les gestes d’urgence à faire à un asphyxié sont une question de secondes.
  •  Le secouriste doit, de toute urgence:
  • Faire cesser la cause de l’asphyxie sans y succomber lui-même.
  • Essayer en quelques secondes de dégager les voix respiratoires de la victime.
  • Commencer immédiatement la respiration artificielle.
  • Les témoins seront utilisés pour donner l’alerte et aider à faire certains gestes.
Cas particuliers
  • Le secouriste effectuant le sauvetage d’un asphyxié doit savoir soustraire la victime à la cause d’asphyxie.
  • Les consignes suivantes concernent les asphyxies pouvant survenir dans la vie courante:
1/ Noyade
Ce qu’il ne faut pas faire:
-Se jeter à l’eau sans réfléchir.
-Aller chercher un noyé à  plus de 50 mètres.
-Se laisser agripper par un sujet qui coule.
-Essayer d’assommer une personne qui débat.
Ce qu’il faut faire:
-Tendre une perche, lancer une bouée.
-Déshabiller le noyé et le sécher.
-Empêcher qu’il se refroidisse (couverture).
-Le maintenir tête basse, pour qu’il rejette l’eau absorbée.
2/ Pendaison
Ce qu’il ne faut pas faire :
-Couper la corde en essayant de maintenir seul le corps qui entrainera dans sa chute.
Ce qu’il faut faire :
*En tasser rapidement du foin ou des matelas pour éviter les fractures lors de la chute.
*Si le corps est proche du sol, le faire tenir par une seconde personne.
*Couper la corde et la desserrer. 
3/ Eboulement
Ce qu’il ne faut pas faire :
-Provoquer un second éboulement en essayant de dégager la victime.
-La remuer sans précautions (fractures multiples).
Ce qu’il faut faire :
-Etayer ce qui risque de s’ébouler.
-Désobstruer les voies respiratoires
4/ Electrocution
Ce qu’il ne faut pas faire :
*Toucher l’asphyxié et s’électrocuter soi-même.
*Faire des échafaudages isolants mais instables, et tomber sur le fil qu’on voulait écarter.
*Utiliser des objets conducteurs pour écarter un fil.
Ce qu’il faut faire :
-Couper le courant pour une installation domestique.
-Prévoir la chute du sujet resté agrippé au conducteur.
-Garder sous surveillance tout individu qui a reçu une forte décharge électrique.
4/Asphyxie par le gaz carbonique
Ce qu’il ne faut pas faire :
  • Descendre dans une cuve à fermentation, puits,…etc.
Ce qu’il faut faire :
-Se faire en corder avant de descendre ou d’entrer dans une atmosphère confinée et porter un masque avec bouteilles
-Aérer largement la pièce.
-Trainer l’asphyxié au dehors et effectuer les gestes d’urgence.
5/Asphyxie par oxyde de carbone
A/ Gaz d’éclairage: Inflammable et toxique, responsable de plusieurs accidents.
B/ Emanations de poêles tirant mal: plus dangereux car aucune odeur ne dénonce la présence de CO.
Ce qu’il ne faut pas faire :
-Entrer sans réfléchir dans la pièce et y respirer.
-S’éclairer avec une bougie ou autre, toucher une source d’électricité.
Ce qu’il faut faire :
*Se faire assister par quelqu’un qui reste dehors.
*Entrer en retenant son souffle et ouvrir les fenêtres  pour aérer.
*Reprendre son souffle à l’extérieur et trainer l’asphyxié dehors.
6/ Corps étranger des voies respiratoires chez l’adulte
-Tout d’abord se placer sur le côté , soutenir son thorax pencher la victime en avant et donner 5 claques VIGOUREUSES dans le dos
-Se placer derrière la victime la pencher en avant , placer un poing à l’horizontale dos de la main vers le haut et exercer une pression de l’arrière vers le haut
7/ Corps étranger des voies respiratoires chez le nourrisson
-Coucher le nourrisson sur le ventre, tête basse, à califourchon sur l’avant bras, puis donner 5 claques dans le dos.
-Si le corps étranger n’est pas rejeté retourner le nourrisson effectuer 5 compression sur le devant du thorax.
-Puis retirer le corps étranger de la bouche s’il est visible et accessible

8/ Asphyxie par arrêt cardiaque
Ce qu’il ne faut pas faire :
-Prendre un arrêt cardiaque pour une simple perte de connaissance.
-Eventer le sujet et lui tapoter les joues au lieu d’agir vite.
Ce qu’il faut faire :
-Allonger le sujet par terre en position horizontale.
-Commencer la RA si absence de respiration au bout de 20 secondes.
-Si évanouissement allonger horizontalement  la victime s’il respire le mettre en PLS  .
Position Latérale de Sécurité
Définition: La position latérale de sécurité (en fait il en existe plusieurs variantes) est une position dans laquelle la victime est placée:
* Sur le côté;
* Tête en arrière;
* Bouche ouverte et dirigée vers le sol.
- Ainsi sa langue ne peut plus tomber dans sa gorge et ses vomissements s'écoulent librement sur le sol.
               Mettre une victime inconsciente et qui respire en position latérale de sécurité est donc essentiel pour maintenir ses voies respiratoires ouvertes.
Technique du PLS
-Agenouillez-vous à coté de la victime (au niveau de sa taille), desserrez sa cravate, son col, sa ceinture et retirez-lui ses lunettes.
-Assurez-vous que ses jambes sont allongés côte à côte. Si ce n'est pas le cas, rapprochez-les délicatement l'une de l'autre, dans l'axe du corps de la victime.
Première étape
-Placez le bras de la victime le plus proche de vous, à angle droit de son corps. Pliez ensuite son coude tout en gardant la paume de sa main tournée vers le haut.
-Placez-vous à genoux à côté de la victime.
-Saisissez d'une main le bras opposé de la victime et placez le dos de sa main contre son oreille côté sauveteur.
-Maintenez la main de la victime pressée contre son oreille, paume contre paume
Deuxième étape
-Avec l'autre main, attrapez la jambe opposée, juste derrière le genou et relevez-la tout en gardant le pied au sol.
-Placez-vous assez loin de la victime au niveau du thorax pour pouvoir la tourner sans avoir à vous reculer.
Troisième étape
-Tirez sur la jambe pliée afin de faire rouler la victime vers vous jusqu'à ce que le genou touche le sol. Le mouvement de retournement doit être fait, en un seul temps. Le maintien de la main de la victime contre sa joue permet de respecter l'axe  de la colonne vertébrale cervicale.
-Si les épaules de la victime ne tournent pas complètement, coincez le genou de la victime avec le votre, pour éviter que le corps de la victime ne retombe en arrière, puis saisissez l'épaule de la victime avec la main qui tenait le genou pour achever la rotation. 
Quatrième étape
-Dégagez votre main qui est sous la tête de la victime, en maintenant le coude de celle-ci avec la main qui tenait le genou (pour ne pas entraîner la main de la victime et éviter toute mobilisation de sa tête).
Cinquième étape
-Fléchissez la jambe du dessus pour que la hanche et le genou soient à angle droit (de façon à stabiliser le corps de la victime).
-Ouvrez la bouche de la victime avec le pouce et l'index d'une main, sans mobiliser la tête, afin de permettre l'écoulement des liquides vers l'extérieur.


Cas particuliers
*Nourrisson et enfant : La CAT devant un nourrisson ou un enfant qui ne réagit pas à la stimulation et qui respire normalement est identique à celle de l'adulte.
*Femme enceinte : Toute femme enceinte est, de principe, couchée sur le coté gauche, pour éviter l'apparition d'une détresse, par compression de certains vaisseaux sanguins de l'abdomen.
*Victime Traumatisée : En cas de lésion thoracique, du membre supérieur ou du membre inférieur, le blessé est couché autant que possible sur le côté atteint.
*Victime retrouvée couchée sur le ventre : Complétez la liberté des voies aériennes, stabilisez la position de la victime et contrôlez sa respiration toutes les minutes.

jeudi 11 juillet 2019

Les produits injectés par voie parentérale

Les produits injectés par voie parentérale :
Les produits injectés par voie parentérale, sont dans la plus part des cas des médicaments se présentant sous forme de solution aqueuse ou huileuse, conditionnés dans des ampoules bouteilles ou ampoules effilées aux deux extrémités.
Ils se présentent aussi sous forme de poudre à reconstituer avec une quantité d’eau distillée stérile, Conditionnés dans des flacons en verre avec bouchons en caoutchouc scellés. 

Ø  Présentation de la seringue :  
C’est un Instrument constitué d'un piston et d'un corps de pompe muni d'un embout où s'adapte une aiguille et servant à injecter ou à prélever des liquides dans les tissus, les vaisseaux ou les cavités naturelles, les seringues en plastique sont jetables (à usage unique).
  •    Le Corps : est cylindrique, gradué, se termine par un embout excentré, qui peut être lisse ou muni d'un pas de vis destiné à y adapter une aiguille. La capacité des seringues varie selon l'usage pour lequel elles sont conçues. Ainsi, on a les seringues de 1,2, 5, 10, 20 jusqu'à 150 millilitres.
  • Le piston adapté à la face interne du corps de la seringue
  • Les aiguilles : faites en acier inoxydable ou en Nikel, de dimension variable, mesurées par leur diamètre et leur longueur par exemple :
o   IM : de 0,7 à 0,8 mm de diamètre et de 40 à 70 mm de longueur
o   S/C : 0,6 à 0,8 mm de diamètre et de 25 à 30mm de longueur
o   IV : calibre de 0,6 à 0,9 mm de diamètre et 25 à 30 mm de longueur